| Comprendre
le budget d'un EPLE |
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Le budget d'un EPLE est soumis au vote du conseil d'administration,
généralement au cours du mois de novembre pour l'année suivante.
Sont envoyés aux membres du CA quelques jours auparavant
ce budget réparti en deux sections : dépenses et recettes prévisionnelles.
Des ajustements ont lieu par voie de vote au cours des CA suivants
: les DBM ou décisions budgétaires modificatives.
Voici les grands comptes du budget qui permettront d'avoir une vision
globale de la présentation du budget d'un EPLE.
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> le service général
> les services spéciaux
> les fonds spéciaux pour les cantines |
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Le
service général
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Le service général comporte les
chapitres suivants :
- A 1 - “activités éducatives et pédagogiques
sur ressources générales”, sur lequel s’imputent
les dépenses pédagogiques financées grâce
aux recettes globales de fonctionnement : par exemple le coût
de la reprographie à usage scolaire ;
- A 2 - “activités éducatives et pédagogiques
sur ressources spécifiques”, retraçant les dépenses
pédagogiques financées grâce à une ressource
sui generis, telles que le coût d’achat et de renouvellement
des manuels scolaires fournis gratuitement aux élèves
en collège ;
- B - “viabilisation”, où s’inscrivent
notamment les dépenses de combustibles et de fluides
(eau, gaz, électricité), le coût de la
participation éventuelle de l’EPLE à un groupement
de chauffage ainsi que les charges liées à des
contrats portant sur les mêmes types de prestations
;
- C - “entretien”, sur lequel sont prises en compte
les dépenses de nature non pédagogique - de maintenance,
de réparation, de fournitures, d’acquisition de matériels,
de mobiliers et d’outillages ayant le caractère de biens
meubles, ainsi que le coût de participation éventuelle
de l’établissement à un groupement de services
pour l’entretien ;
- D - “autres charges générales”, où sont
portées les autres dépenses de fonctionnement du service
général ;
- E - “restauration et internat”, sur lequel s’imputent
les charges du service d’hébergement lorsque celui-ci
n’est pas budgétairement suivi en service spécial
;
- F - “aides et transferts”, où viennent s’imputer
les bourses et aides aux élèves résultant de
la réglementation nationale sur les bourses, les attributions
de subvention pour bourses décidées par d’autres
collectivités publiques ou de l’application des décisions
du conseil d’administration sur l’emploi des fonds de
la caisse de solidarité ainsi que les fonds sociaux
;
- G - “participation aux dépenses communes
(ensembles immobiliers)”, sur lequel apparaît
la participation de l’EPLE à la gestion commune
d’un ensemble immobilier
lorsqu’il en est membre : ce qui est notamment le cas
pour un collège ou un lycée issu de la subdivision
en collège
et lycée d’un établissement unique couvrant
préalablement
toute la scolarité de second degré.
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En regard des dépenses,
le service général comprend 11 chapitres de recettes
respectivement intitulés :
-
“ventes de produits fabriqués, prestations de
services, marchandises (70)”,
-
“production stockée (71)”,
-
“production immobilisée (72)”,
-
“subventions d’exploitation de
l’État (741)”,
-
“subventions des collectivités
publiques et organismes internationaux (744)”,
-
“dons et legs (746)”,
-
“autres subventions d’exploitation (748)”,
-
“autres produits de gestion courante (75)”,
-
“produits financiers (76)”,
-
“produits exceptionnels (77)”,
-
“reprises sur amortissements et provisions (78)”.
Sur ces chapitres, sont spécialement à signaler :
- le compte 741 où s’inscrivent
les subventions de l’État à objet pédagogique,
- le compte 744 qui reçoit
la subvention globale de fonctionnement de la collectivité de
rattachement ainsi que les aides financières venant de
l’Union européenne au titre des programmes communautaires
de soutien aux échanges linguistiques et aux partenariats
scolaires entre établissements,
- le compte 76 qui fait apparaître
le produit des avoirs financiers et des placements de l’EPLE
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Le service d’hébergement
- ou service de restauration et d’internat - mérite
une mention particulière |
Il est alimenté en ressources
par la participation demandée aux familles des demi-pensionnaires
et des internes et aux personnels admis comme commensaux.
Le tarif
de ces contributions est fixé par délibération
du conseil d’administration : il constitue la clé de
voûte de l’équilibre financier du service d’hébergement.
Le produit des sommes ainsi versées à l’établissement
par les familles est soumis lui-même à un triple prélèvement
:
- un pourcentage de ce produit, fixé à 22,50 % par
arrêté du ministre de l’Éducation nationale,
est reversé par l’établissement à un “fonds
académique de rémunération des personnels d’internat
et de demi-pension” (FARPI) ;
- un autre pourcentage, (de 0,5 à 2 %) beaucoup plus modeste,
est prélevé et transféré par l’établissement
au “fonds commun des services d’hébergement” assurant,
au niveau académique, une mutualisation des risques financiers
encourus par les EPLE au titre de la gestion de ces services et susceptible
de venir en aide à un lycée ou un collège se
trouvant en difficulté à cet égard,
- une fraction du tarif acquitté par les familles et les
commensaux est réservée à la participation du
service d’hébergement aux charges communes de l’EPLE,
c’est-à-dire à la part des dépenses de
fonctionnement général de l’établissement
dont celles de chauffage, d’éclairage, de fluides, d’entretien
courant – revenant à la restauration et à l’internat.
Cette participation est fixée par délibération
du conseil d’administration.
Le solde est entièrement affecté au crédit
nourriture qui doit couvrir la totalité des dépenses
annuelles afférentes à ce poste :
- achats de denrées ou de repas confectionnés,
- acquisition
des fournitures et matériels non financés par la participation
du service d’hébergement aux charges communes de l’EPLE.
D’où l’importance que revêt, pour l’équilibre
d’ensemble, la fixation des tarifs de pension, demi-pension
et de repas des commensaux. |
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Les
services spéciaux
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La formule du service spécial est utilisée
lorsqu’il convient d’identifier et de suivre budgétairement,
tant en charges qu’en recettes, soit un service de l’établissement,
soit une mission donnant lieu à financement affecté ou
spécifique.
Certaines activités suivies en service spécial engendrent
des ressources propres.
Le service spécial correspondant est
alors doté de réserves propres. Ainsi en est-il
des stages en entreprise ou du service d’hébergement,
lorsqu’il
est érigé en service spécial et non maintenu
dans le service général.
D’autres ne disposent que de ressources affectées ou
de subventions spécifiques, les recettes étant alors
comptabilisées à hauteur des dépenses, sans
constitution de réserves. Tel est le cas pour les services
spéciaux intitulés : “projet d’établissement
(fonds d’aide à l’innovation, projet d’action éducative)”, “zone
d’éducation prioritaire”, “section sports étude”, “action
d’insertion professionnelle”, “fonds de vie lycéenne”, “appariements,
voyages, échanges”, dont la dénomination suffit à caractériser
l’objet.
Chaque service spécial comprend un seul chapitre de charges
et un seul chapitre de ressources. |
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Fonds
spécial pour les cantines
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En application de la circulaire du 4 septembre 1997,
le chef d’établissement, dans le cadre des crédits
mis à sa disposition au titre du fonds social pour les cantines,
peut décider de l’application d’un tarif préférentiel
de demi-pension aux élèves dont les familles ne sont
pas en état de prendre en charge les dépenses liées à la
restauration.
Cette aide peut aller - exceptionnellement et transitoirement
- jusqu’à la gratuité des repas. Elle peut aussi
revêtir la forme de collations, notamment de petits déjeuners,
servis aux élèves lorsque le besoin s’en
fait sentir.
Toutes précisions sont données sur la dévolution
de cette aide dans le chapitre consacré à “l’hébergement”.
Les crédits du fonds social pour les cantines sont inscrits à la
rubrique 74113 du chapitre 741 qui regroupe les subventions de l’État.
L’attribution des aides donne lieu à l’émission,
sur ce chapitre, d’ordres de recettes du montant correspondant.
Elle fait l’objet, parallèlement, de mandats pour ordre émis
par l’ordonnateur - c’est-à-dire le chef d’établissement
- au chapitre F “aides et transferts”. |
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