L'organisation interne des écoles maternelles
et élémentaires a été fixée par
la loi d'orientation de 1989. Depuis lors, la scolarité est
organisée en cycles pluriannuels. La création de cycles
scolaires répond à plusieurs objectifs :
- passer d'une logique d'organisation de l'école
fondée sur un niveau théorique défini par
classe d'âge à une logique pédagogique
centrée
sur l'enfant et son apprentissage
- concevoir et organiser les apprentissages des enfants sur
un temps de trois ans et établir des progressions souples en assurant
la continuité des apprentissages
- amener les maîtres à passer d'une conception de
l'enseignement dispensé à une classe dont le niveau
, supposé homogène, est fixé a priori à celle
d'une pédagogie adaptée à des enfants différents
en situation d'apprentissage
- faire évoluer les organisations pédagogiques pour les
adapter aux nouveaux objectifs en fonction du milieu (école
urbaine, école rurale à classe unique...), de l'équipe
ou des effets recherchés.
L'institution des cycles scolaires s'est accompagnée
de la mise en place de projet d'école.
- Le projet
d'école
constitue un outil de travail permettant de traduire les objectifs
nationaux du service public dans leur contexte particulier
et de définir des stratégies et des étapes
pour les atteindre ;
- Par ailleurs, le projet d'école permet
d'associer
l'ensemble des membres de la communauté éducative
aux objectifs de la nouvelle politique ;
- Son élaboration
est l'occasion d'établir, notamment avec
les parents, de véritables contrats éducatifs
qui en fassent des partenaires à part entière
;
- Enfin,
le projet d'école
a valeur de contrat entre l'équipe de l'école
et les autorités académiques.
La mise en place des cycles s'est également accompagnée
de l'institution de protocoles d'évaluation des élèves
en fin de cycle qui se veulent avant tout des outils à visée
pédagogique.
Depuis la rentrée 1989, l'évaluation
des élèves en début de CE2 et en début
de sixième aide les enseignants à porter un diagnostic
sur leurs élèves en identifiant les acquis et les faiblesses
de chacun d'eux. Cette opération permet également
d'établir des références nationales.
L'évaluation
concerne les élèves scolarisés dans les établissements
d'enseignement public et privé sous contrat, en ZEP
et hors ZEP. Les résultats sont restitués aux
parents.
L'évaluation a pour objectif de mesurer deux types
de compétences :
- celles qui devraient être maîtrisées parce qu'elles
sont des points d'appui pour les apprentissages ultérieurs
("compétences de base"),
- celles qui ne seront vraiment construites que dans le cycle
qui commence mais qui ont déjà fait l'objet d'un
premier travail.
Il ne s'agit pas de mesurer le "niveau
scolaire" des élèves mais de fournir des
indicateurs de résultats scolaires. En outre, l'établissement
de scores nationaux doit permettre de relativiser les résultats
dans une classe ou une école en les rapportant à ceux
d'un large échantillon d'élèves,
les protocoles d'évaluation n'ont été conçus
ni pour une comparaison entre écoles, ni pour des comparaisons
entre " résultats bruts " dans une même école
(ou à une autre échelle) au fil des années.
L'exploitation
des résultats a une visée
strictement pédagogique : il s'agit, d'une
part, d'identifier
les élèves en difficulté et de construire,
en réponse, des programmes personnalisés d'aide
et de progrès (PPAP), et d'autre part, en considérant
la globalité des performances des élèves
d'une école,
de réajuster éventuellement le projet d'école
et les programmations de cycles.
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