L'apprentissage |
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L'apprentissage
: définition du ministère de l'Éducation
L’apprentissage
: une idée simple, des réalités diverses
L'apprentissage
junior
L'apprentissage
junior vue par CyberBTP.com
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| L'apprentissage
: définition du ministère de l'Éducation |
La page
actuelle du site du ministère de l'Éducation nationale
renseigne de cette manière :
L'apprentissage : une formation en alternance pour les
jeunes de 16 à 25 ans
L’apprentissage associe une formation
chez un employeur et des enseignements dispensés dans un
centre de formation d’apprentis (C.F.A.).
Le cursus de formation en apprentissage comporte un minimum de
400 heures de formation théorique et générale par
an, dans un C.F.A.
L’apprenti se forme également au sein de l’entreprise
où il travaille. Il est placé sous la responsabilité d’un
maître d’apprentissage qui l’accompagne et lui
transmet ses connaissances et savoir-faire.
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Un contrat de travail
L’apprenti a un statut de salarié. Il a en effet
signé avec une entreprise un contrat d’apprentissage
qui est un contrat de travail.
La durée du contrat d’apprentissage est en moyenne
de 2 ans, mais elle peut varier de 6 mois à 3 ans, selon
le diplôme préparé.
L’apprenti perçoit un salaire correspondant à un
pourcentage du SMIC déterminé en fonction de son âge
et de sa formation.
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Une préparation à des diplômes
de tous niveaux
L'apprentissage permet de préparer :
- un diplôme professionnel de l'enseignement secondaire
: certificat d'aptitude professionnelle (C.A.P.), brevet d'études
professionnelles (B.E.P.), baccalauréat professionnel, brevet
professionnel, brevet de technicien ;
- un diplôme de l'enseignement supérieur : brevet
de technicien supérieur (B.T.S.), diplôme universitaire
de technologie (D.U.T.), diplômes d'ingénieur, d'école
supérieure de commerce, etc. ;
- un titre à finalité professionnelle enregistré au
répertoire national des certifications professionnelles.
Grâce à des contrats successifs, l'apprentissage
permet d'accéder à tous les niveaux de qualification
professionnelle du second degré ou du supérieur.
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L’apprentissage
: une idée simple, des réalités diverses |
Le CEREQ (Centre d'études
et de recherches sur les qualifications) a mis en ligne dans la
collection "BREF" une publication sur l'apprentissage en
date de novembre 2005 (.pdf - 223 Ko).
Le constat fait reste plus que nuancé sur les effets rebonds
de ce dispositif, eu égard au public concerné :
"Formés au coeur même du
monde du travail, déjà dotés
d’une solide expérience professionnelle
lorsqu’ils quittent
le système éducatif, réputés
plus « employables » donc a
priori plus attractifs pour les
employeurs, les apprentis ont nombre d’atouts
pour entrer dans la vie active dans de
meilleures conditions que les
jeunes formés par la voie scolaire. Ils sont pourtant loin
de gagner sur tous les tableaux.
Jusqu’au niveau baccalauréat,
ils accèdent plus aisémentà l’emploi
mais ne sont pas pour autant mieux rémunérés. À l’inverse,
après des études supérieures,
ils ont un salaire plus élevé que leurs homologues
issus de la filière scolaire mais
ne sont pas plus souvent en emploi.
Derrière une idée simple, l’apprentissage
se compose en
fait d’espaces divers… dont le
plus dynamique actuellement
n’est peut-être pas le mieux à même
de répondre
au principal enjeu des politiques de
l’emploi : réduire le chômage
des jeunes."
En d'autres termes, la réalité de l'insertion
professionnelle par la voie de l'apprentissage varie en fonction
de la qualification de l'apprenti (plus son niveau
de formation est haut, plus il a de chance de conserver l'emploi
occupé dans l'entreprise où il a effectué son
stage) ; d'autre part, seules quelques branches professionnelles
solidemment organisées
pérennisent ce système de formation au
gré de la conjoncture
économique du marché (bâtiment, mécanique
automobile).
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L'apprentissage
junior |
La réforme sur l'apprentissage provoque
un tollé, aussi bien dans les mondes enseignants, des parents d'élèves
mais également dans les secteurs de branches des entreprises.
La mise en place de ce dispositif est prévu à la rentrée 2006, malgré l’avis
très défavorable du Conseil Supérieur de l’Éducation
du 8 décembre 2005.
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Conformément au souhait du gouvernement, l’âge
minimal va descendre à 14 ans. Les députés
viennent de valider la mesure, insérée dans le projet
de loi pour l’égalité des chances (titre Ier,
section 1). Toujours en discussion au Parlement, l’apprentissage
devrait se décliner, dès la rentrée 2006,
en trois étapes
:
- Dès 14 ans, l’apprentissage junior initial.
Le jeune pourra quitter le collège et intégrer un lycée
professionnel ou un centre de formation des apprentis (CFA). En restant
sous statut « scolaire », il alternera périodes
de cours et stages en entreprise, pour être initié à différents
métiers. Sous réserve d’une durée minimale
du stage, il aura droit à une « gratification » financière
de la part de l’entreprise, dont le montant va être fixé par
décret. Mais attention, le choix du jeune de devenir apprenti
restera réversible. A tout moment, il pourra s’il le
désire réintégrer un collège.
- Dès 15 ans, l’apprentissage junior confirmé.
Le jeune pourra signer un véritable contrat d’apprentissage
et devenir ainsi salarié de l’entreprise. Mais là encore,
il pourra revenir dans l’enseignement traditionnel s’il
le souhaite.
- Après 16 ans, l’apprentissage. Le jeune n’est
plus un apprenti « junior ». Il revient dans le système
commun de l’apprentissage, tel qu’il existe aujourd’hui.
Avantage fiscal : un crédit d’impôt
Afin d’inciter les entreprises à recourir en masse
au contrat d’apprentissage junior, le gouvernement a prévu
quelques carottes financières :
- pour l’accueil d’un apprenti junior « initial » :
un crédit d’impôt d’un montant de 100
euros par semaine de stage ;
- pour l’accueil d’un apprenti junior « confirmé » :
un crédit d’impôt de 2 200 euros par an, au lieu
des 1 600 euros accordés pour un apprenti de 16 ans et
plus.
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L'apprentissage
junior vue par CyberBTP.com |
Ce long article passe en revue avantages et inconvénients de cette
nouvelle mesure, dégageant une vision peu optimiste, notamment
au vu de l'abaissement de l'âge des futurs apprentis :
"(...) Cela dit, le texte de loi, tel
que publié par
le site de l'Assemblée nationale, n'est pas sans soulever
quelques incertitudes. La première est inhérente à l'âge
même proposé. En effet, l’apprentissage, et
plus généralement les filières professionnelles,
nécessitent une certaine maturité ; il peut être
amusant de se montrer irresponsable en classe, c'est carrément
dangereux, pour soi et les autres, dans un atelier ou devant une
machine. Or, plus encore à 14 ans qu'à 16 ans, cette
maturité est loin d'être acquise et il est certain
que peu de jeunes, y compris parmi les plus matures, savent à cet âge
ce qu’ils veulent faire plus tard. Cela est encore plus vrai
appliqué au secteur du BTP où les conditions de travail
ne sont pas les plus faciles. C’est pourquoi d'ailleurs le
dispositif offre la possibilité au jeune de réintégrer
le collège par exemple. Sauf qu'une telle expérience,
si elle peut éventuellement se révéler positive
pour un jeune dans la mesure où il reste libre de choisir – il
peut par exemple redécouvrir les charmes de la salle de
classe après un 'stage' sur un chantier en plein hiver -
risque de poser des problèmes aux employeurs prêts à investir
en toute bonne foi du temps, de l’argent, etc. pour la formation
de jeunes, qui ne font que passer comme des fusées.(...)"
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