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Actualités - rentrée scolaire |
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Environ 20 000 adultes supplémentaires dans les établissements scolaires, 1,4 milliards d'euros pour aider les élèves les plus fragiles hors de l'école : le ministre de l'Éducation a jugé légitime le renforcement de la présence d'adultes dans les écoles, collèges et lycées, demandé par les enseignants et les parents.
En réponse, la FCPE dénonce le gâchis des années antérieures, rappelant que les ministres précédents avaient refusé de pérenniser les 60 000 emplois-jeunes dont les contrats arrivaient à expiration. Les signalements de violence scolaires étaient en nette progression et pour une majorité des acteurs de l'éducation, ce regain était lié à la supression des postes d'aides éducateurs et des surveillants.
Si l'annonce des 45 000 "emplois vie scolaire" (dont 25 000 actuels contrats emplois solidarité reconduits) est une bonne nouvelle, l'inquiétude pède sur la précarité de ces postes dont la durée varient de 6 à 24 mois (fin de la législature), payés au SMIC horaire pour 20 à 26 heures hebdomadaires, qui s'adresseront aux jeunes sans qualification.
Le dispositif de "réussite éducative" à destination des enfants et adolescents les plus fragiles annoncé par le ministre de l'Emploi n'a pas non plus recueilli les suffrages, malgré l'enveloppe de 1,4 milliards d'euros sur 5 ans qui l'accompagne.
Lorsqu'un déficit d'encadrement conduit à une dégradation de la vie collective dans les établissements scolaires, lorsque la continuité pédagogique est rompue par le manque de personnels remplaçants, lorsque la suppression des filières réduit le choix des élèves engagés dans la voie professionnelle, alors c'est bien la qualité du service public d'éducation, c'est a dire sa capacité à assurer la réussite de tous les élèves, qui est en jeu. |
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Enfin, des équipes d'éducateurs, pédiatres, psychologues, orthophonistes, nutritionnistes interveinedront auprès des jeunes de 2 à 16 ans, en lien avec les familles, afin de dispenser, hors de l'école, "un soutien individualisé et personnalisé en prenant en compte leurs difficultés scolaires, sanitaires et sociales", à préciser le ministre. Est-ce logique d'externaliser cette mission au lieu de la réaliser au sein même de l'école ? |
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Le ministre de l'emploi vise à "rendre effective l'égalité des chances pour les enfants et les adolescents des quartiers défavorisés. En effet, pour offrir toutes ses chances à l'enfant, l'école joue un rôle prépondérant mais ne peut pas tout. Un accompagnement est indispensable sur le plan social, culturel, sanitaire afin d'aider la famille dans son rôle éducatif".
Un milliard et demi d'euros est prévu pour sa mise en place mais seule une trentaine de milliards est affectée pour cette rentrée. L'essentiel est, là aussi, promis pour plus tard.
Le dispositif devrait permettre de mettre en place des "équipes locales de réussite éducative" qui apporteront un soutien au enfants en difficulté. Le programme financera également le développement d'internats : seulement 5 sont annoncés à la rentrée.
Enfin, 350 000 euros sont affectés au financement de partenariat avec les grandes écoles pour favoriser l'accès des lycéens issus des ZUS (zones urbaines sensibles).
Actuellment, moins de 200 communes ont déposé des projets dans le cadre du dispositif. L'articulation avec "les programmes personnalisés de réussite éducative" de l'Éducation nationale reste encore à construire. |
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Le décret d'application de la loi Fillon concernant la nouvelle organisation de l'enseignement des langues vivantes, prévue toutefois seulement à compter de la rentrée scolaire 2007, est publiée au Journal Officiel.
Ce décret prévoit que désormais les enseignements "peuvent être dispensés en groupes de compétences indépendamment des classes et des divisions". Cela signifie des regroupements d'élèves de classes et d'âges différents selon leur niveau.
À partir de 2007, les niveaux de comprétences des élèves seront fixés en référence au Cadre du Conseil de l'Europe :
En revanche, le décret n'aborde pas la généralisation de l'étude d'une langue vivante en primaire dès le CE2, prévu pour cette rentrée.
Il n'apporte pas de précisions sur le dédoublements en LV1 annoncés en terminale par la loi Fillon et qui sont, eux aussi, remis.
Il ne traite pas non plus de l'obligation pour les futurs enseignants des écoles de recevoir un enseignement et une certification en langues vivantes à partir de 2006, ni de la disposition de la loi Fillon prévoyant de commencer une seconde langue vivante dès la 5°. |
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