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Actualités - des parents informés

 

Des élèves sous l'emprise des marques

L’année scolaire qui s’achève n’aura rien changé à la tendance : écoles, collèges et lycées deviennent toujours plus le royaume des marques, transformant les cours de récréation en spots publicitaires. Une tendance qui inquiète les sociologues.

 

Pour le sociologue Daniel Gayet :

 

"Après avoir longtemps démarré au collège, la tendance s’étend maintenant à l’école élémentaire. En fait, dès les premières années de scolarisation, il y a une pression énorme sur les parents. J’ai l’impression, au moins chez les plus petits, que ce souci de l’apparence fait partie du processus d’affirmation, soit comme petite fille, soit comme petit garçon. Chez les plus grands, il traduit une volonté de confirmer son appartenance sociale au groupe jeunes."

(...)

 

"Individuellement, les parents peuvent déjà opposer une résistance, d’autant plus facile que les enfants sont petits. Plus tard, il faut discuter avec eux pour leur expliquer qu’ils sont manipulés par des entreprises qui ne les voient que comme des sources de revenus commerciaux."

Sa conclusion est plus philosophique : "L’école devrait aussi placer les enfants devant le paradoxe de leur situation : en grandissant, ils essaient d’acquérir une certaine liberté. Mais en s'habillant tous de la même manière, ils vont à l’encontre de cette quête de liberté."

Fermeture de centres de vacances pour la jeunesse

Constat a été fait de la disparition de nombreuses petites associations organisatrices de séjours pour causes de contraintes en matière de sécurité et de responsabilité mais aussi dû au contexte économique médiocre.

 

Les familles se sont donc rabattues sur les centres de loisirs moins coûteux.

 

Quant aux élus, ils préfèrent mettre en place des centres aérés à la journée plutôt que d'assurer les coûts de plus en plus lourds d'entretien et de fonctionnement de centres de vacances, de surcroît, loin de leurs électeurs. Ces cites étant attrayant pour les promoteurs immobiliers, ces élus se débarrassent de leurs centres de vacances.

 

Si auparavant l'État prenait en charge 50% des frais de participation à un centre de vacances, son aide est aujourd'hui inférieure à 1%.

 

Enfin, les comités d'entreprise, qui constituaient un pilier important dans le financement des séjours en centres de vacances, ont vu leurs nombres baissés considérablement (fermeture d'entreprises...) privant ainsi de nombreuses familles d'envoyer leurs gamins en vancances.

 

RAPPEL : un enfant sur trois ne part pas en vacances...

Des cahiers labellisés pour une rentrée plus écolo

Les premiers cahiers certifiés "NF environnement" sont en rayon pour la rentrée scolaire.

La papeterie représente des milliers de tonnes de papier, d'encres, solvants et produits de nettoyages qui peuvent être dommageables pour l'environnement.

 

Le label officiel français NF environnement, apposé sur ces fournitures, assure le consommateur qu'elles sont été fabriquées en respectant des critères écologiques : fibres de papiers issues du recyclage ou provenant de forêt gérées dans le respect de l'environnement, impressions limitant les substances dangereuses, économies d'énergie et d'eau etc.

 

Le label vise les écoliers et leurs parents, et surtout les collectivités locales, grandes acheteuses de fournitures scolaires pour les écoles maternelles et primaires.

RASED : réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté

En matière de soutien auprès des élèves en difficulté (maternelle et primaire), les parents, qui ont perdu confiance dans la capacité de l'école à apprendre à leurs enfants, s'adressent à des orthophonistes (dans ce cas, la difficulté scolaire est médicalisée) ou à des cours de soutien privés.

 

Dans ces deux cas, il s'agit des parents plus aisés. Parallèlement, l'État ne donne pas à l'école les moyens d'organiser des activités de soutien scolaire (disparition des emplois jeunes, frais de déplacement ridicules pour les personnels des RASED).

 

Compter sur la bonne volonté du personnel enseignant ne suffit pas, la lassitude qui s'installe va faire les choux gras des organismes de soutien payants !

L'Allocation de Rentrée Scolaire ne doit pas suppléer à à la gratuité de l'école

La gratuité de notre école publique est en danger : le porte-monnaie des familles est toujours et encore plus sollicité pour faire face au coût de l'école.

 

La FCPE 06, plusieurs fois interrogée sur le bien fondé de l'Allocation de Rentrée Scolaire, souhaite à nouveau mettre l'accent sur l'importance de l'accès à l'école pour tous et défendre haut et fort la valeur fondamentale qu'est la Gratuité de l'enseignement. Car aujoud'hui, personne ne peut nier que l'école coûte chère pour les familles.

 

Alors oui, l'ARS est une aide nécessaire (encore que les plafonds sont ellement bas, en réduisant l'accès à de nombreuses familles, notamment les classes moyennes tellement sollicitées financièrement) mais elle ne doit pas être le prétexte à faire supporter aux familles toutes les charges financières indispensables à la scolarité de leurs enfants.

 

Certains diront que les livres au collège et au lycée sont maintenant gratuits. C'est vrai et nous nous en réjouissons d'avoir pu voir cette revendication aboutir.

 

Mais les frais de scolarité, ce sont aussi :

    • les frais de transport,
    • l'équipement (surtout dans les sectiosn professionnels),
    • tout ce qui entoure la vie de l'enfant à l'école (garderie, études surveillées, cantines à tarifs souvent prohibitifs, sorties pédagogiques...)

N'oublions pas non plus que cette allocation a un taux uniforme : ne serait-il pas judicieux d'adapter son montant selon la destination de l'enfant : école primaire, collège, lycée... ? Revoir à la hausse selon le niveau d'études est pour la FCPE une grande nécessité.

 

L'Allocation de Rentrée Scolaire est attribuée jusqu'aux 18 ans de l'enfant, ce critère ne tient absolument pas compte de la situation de l'élève (beaucoup de majeurs en terminale et dans l'enseignement professionnel) et fait abstraction des élèves suivant des études supérieures.

 

La FCPE 06, favorable à tout ce qui peut aider les familles et les enfants à aborder la scolarité dans la sérénité, interpelle les pouvoirs publics sur la nécessité de maintenir le principe fondamental du service public de l'Éducation nationale : l'accès à l'éducation pour tous dans les meilleurs conditions.

L'ARS de plus en plus malmenée

À l'heure où un rapport de l'INSEE indique que les ménages français ont dépensé 6,2 millairs d'euros pour les dépenses d'éducation en 2004, soit une hausse de 5,6% par rapport à l'année précédente, l'ARS, d'un montant de 263,28 euros, a été versée depuis le 18 août à plus de 36 000 familles allocataires des Alpes-Maritimes.

 

Si le poste éducation représentait, en 2004, 0,7% des dépenses de consommation des ménages français, les entorses faites au principe de la gratuité de l'enseignement public sont de plus en plus fréquentes et le porte-monnaie des familles est sans cesse sollicité pour faire face au coût de l'école.

 

Cette prestation soumise aux conditions de ressources (d'un plafond de 17 011 euros) ne doit pas être le prétexte à faire supporter aux familles toutes les charges financières indispensables à la scolarité de leurs enfants.

 

Les dépenses prescrites par l'institution scolaire endettent les familles fragilisées financièrement, contraintes d'engager des frais au-delà de leurs capacités. Ainsi, le non-respect de la gratuité est source d'inégalités entre les familles.

 

Mise en ligne le 4/12/05 par