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Actualité - congrès départemental mars 2006 - Rapport d’activités – Congrès Départemental CDPE 06

 

Rapport d’activités – Congrès Départemental CDPE 06

Samedi 25 mars 2006 - Carros

 

6. Actions ZEP

 

LES ZEP zones éducations Prioritaires plus de priorité :

Le nombre d’enfants scolarisés de moins de 3 ans est faible par rapport à la demande.

C’est la conception même de la scolarisation précoce en ZEP qui est attaquée.

Les Postes de BCD sont remplacés par du personnel non enseignant, les RASED sont toujours incomplets (3 postes en attente cette année sur l’Ariane et Carros), et il manque 18 personnels TOS.

 

La FCPE, sous l’impulsion de la commission ZEP, a fait plusieurs interventions auprès de IA et au CDEN :

  • Ouverture d’une UPI à CARROS
  • Création d’une classe maternelle pour accueillir 24 enfants en liste d’attente sur CARROS le Neuf
  • Ouverture d’une classe Maternelle à l’Ariane et Bon voyage
  • pour que tous les collèges ayant une SEGPA puisse avoir une UPI
  • Sur la scolarisation des moins de 3 ans quand les parents le demandent

 

Plusieurs rencontres ont été organisées avec les parents sous différentes formes dans les ZEP de CAROS, des MOULINS et l’ARIANE. Une pétition lancée par le CDPE 06 a été signée par 1700 familles.

 

 

La FCPE06 pour la réussite collective

 

L’ambition d’une politique scolaire en direction des élèves les plus défavorisés doit s’établir sur un discours clair, des mesures appropriées, et des moyens adéquats. La réforme de l’éducation prioritaire que le gouvernement engage n’obéit à aucun de ces objectifs. Le constat d’échec des Zones d’Education Prioritaire, dressé par le Ministre de l’Intérieur, a contribué à la réévaluation des établissements prioritaires.

 

Une fédération de parents d’élèves qui oeuvre pour le respect de la place de l’enfant au cœur du système scolaire et l’égalité des chances ne peut que dénoncer le dispositif « ambition réussite » que l’Etat impose à notre école.

 

En vingt ans, plus de 1000 établissements, au niveau national, se sont retrouvés classés en Zone d’Education Prioritaire. Environ 200 établissements vont disposer de ce nouveau plan des collèges « ambition réussite ». Actuellement 164 établissements sont comptabilisés, 56 établissements, en concertation avec les recteurs d’Académie, complèteront cette liste.

 

Dans notre département, sont classés « ambition réussite » les collèges Louis Nucéra, Jules Romains et Maurice Jaubert. Les moyens se concentrent sur les zones de l’Ariane, les Moulins et Bon Voyage, balayant les Zones d’Education Prioritaire de Carros, Cannes et Vallauris

 

Les nouveaux critères d’évaluation, à la fois sociaux et scolaires, s’appuient sur la présence dans l’établissement de 67% au moins d’élèves issus de catégories défavorisées, avec une population en majorité non francophone, et dont 10% des élèves, au moins, ont plus de 2 ans de retard, ou des établissements dont les scores de réussite sont inférieur à 47% de la moyenne des évaluations d’entrée en 6ème…

 

 

Le classement distingue 3 catégories d’établissements :

  • Les EP1 (200 établissements répondant aux critères énoncés ci-dessus) jugés prioritaires, accueillent les publics les plus fragiles ; ils recevront le renfort d’enseignants confirmés, une infirmière à demeure et des heures de soutien pour les élèves.
  • Les EP2 (environ 500 établissements) moyennement prioritaires, comptent « un peu plus » de mixité sociale en leur sein et devront se débrouiller avec les moyens dont ils disposent déjà.
  • Les EP3 (un peu plus de 200 établissements) sont appelés à sortir du dispositif ZEP à l’horizon des trois années à venir.

 

L’ « ambition réussite » va s’installer à moyens constants, c’est-à-dire que les moyens vont être redéployés : 1000 postes supplémentaires d’enseignants sont nécessaires pour les 200 établissements concernés, soit 4 postes dans chaque établissement, auxquels s’ajoutent 3 postes d’assistants pédagogiques.

 

A cette fin, une demi-heure de cours hebdomadaire est prélevée dans chaque classe de 5ème et de 4ème ; ce qui offre 1400 emplois d’enseignants à temps plein au gouvernement. Notons qu’il réalise ainsi l’économie de 400 postes, seuls 1000 postes étant redistribués.

 

Cette politique en matière d’éducation est inacceptable. En quatre ans, 20 000 postes d’enseignants ont été supprimés ; bien plus que ce que la régression du nombre d’élèves peut justifier. En moyenne, 30% de postes disparaissent encore des concours de recrutement en 2006.

 

Emboîtant le pas aux propositions décriées de la Loi Fillon, le ministre de Robien confirme cette volonté de mettre un terme à la politique d’aide aux territoires, avec cette maigre ambition de valoriser le mérite individuel (bourses au mérite, désectorisation possible des élèves reçus avec mention bien ou très bien au brevet). Il occulte volontairement toute dimension sociale de l’échec scolaire.

 

Il y a une responsabilité qui s’oublie : celle d’un Etat envers ses citoyens, qui est de leur proposer une éducation de qualité pour tous, de mettre en œuvre de manière effective l’égalité des chances, de se donner les moyens de son ambition.

 

 
 

Mise en ligne le 08/04/06 par