"Les familles doivent avoir la liberté du choix de
l'établissement" promet N. Sarkozy.
"Il faut desserrer la contrainte de la carte
scolaire" propose Ségolène Royal.
"La carte scolaire a un petit côté privatif
de liberté qu'il faut assouplir" estime Gilles de Robien.
La carte scolaire est maintenant un enjeu
de la campagne électorale.
Elle a été créée en 1963 afin d'assouplir la mixité
sociale et reste garante du creuset républicain.
Désormais, elle
est contournée bien souvent par les initiés afin d'éviter
les établissements "sensibles".
Une comparaison des politiques en la matière
effectuée entre 4 pays européens
par le journal libération met
en exergue l'échec des politiques d'assouplissement ou de suppression
de la carte scolaire.
La FCPE préconise toute la prudence qui s'impose,
et propose la création
de commissions sur les dérogations qui agiraient dans la
totale transparence, la suppression de certains établissements-ghettos
et enfin «les
mêmes charges» d'accueil des élèves du
privé et du public.
Par ailleurs, on ne peut pas éviter le rapprochement
entre la gestion de ces "établissements sensibles" en
matière de moyens avec la question de la carte scolaire.
A cet
égard, le sociologue Thomas Picketty a mené une étude, sur
demande du ministère de l'Éducation, concernant
l’impact
de la taille des classes sur la
réussite scolaire dans les écoles primaires, les
collèges et les lycées, et en particulier
l’impact de politiques ciblées de réduction
des tailles de classes sur les inégalités de
réussite scolaire.
Cette étude révèle clairement qu'en diminuant fortement
le nombre d'élèves par classe en ZEP, on pouvait
hisser les résultats scolaires.
Des moyens, toujours des moyens mais pas dégagés
par les plus favorisés !
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